La culpabilité…. Le Larousse la définit comme : état de quelqu’un qui est coupable d’une infraction ou d’une faute, sentiment de faute ressenti par un sujet, que celle-ci soit réelle ou imaginaire.
J’ai souvent observé cette culpabilité chez les personnes qui sont dans la souffrance. On se sent coupable, lors d’un deuil, de ne pas avoir fait certaines choses pour la personne décédée, de ne pas avoir été là… de ne pas avoir vu… de ne pas avoir compris…. la liste est longue.
Chez les personnes qui ont été abusées, trahies, on retrouve également ce sentiment. Elles se sentent coupables de ce qui leur est arrivé…. Chez celles qui souffrent de dépression, on trouve la culpabilité de se sentir incapable d’aller mieux… Chez les gens qui souffrent d’addiction, on la retrouve cachée dans l’incapacité à vivre sans le produit dont ils dépendent….
Or, à moins d’avoir, sciemment, fait du mal à autrui, cette culpabilité n’a pas lieu d’être. Elle ne fait qu’augmenter la souffrance déjà si dure à porter, elle empêche, en quelque sorte, tout espoir.
Il n’y a pas à se sentir coupable de ce qui nous arrive. Nous sommes des êtres humains, et cette condition même implique que nous ne sommes pas parfaits. Si nous n’avions aucun défaut, nous serions Dieu…. Alors, laissons de côté cette auto-punition que nous nous infligeons. La culpabilité n’a jamais arrangé quoi que ce soit, dans des situations déjà extrêmement difficiles à vivre, à supporter et à gérer, elle ne fait, au final, que tirer encore plus vers le bas.
Le paradoxe, c’est que nous sommes souvent prêts à tendre la main à nos proches, à nos amis, qui vivent des périodes difficiles. Nous sommes là pour les aider, pour les soutenir, les accompagner, alors que, lorsqu’il s’agit de nous-mêmes, nous nous jugeons sans complaisance, nous nous sentons coupables.
Je vous propose, lorsque la culpabilité vous accable, de tenter de prendre du recul, d’observer la situation, si j’ose dire, de l’extérieur, comme si c’était la situation d’un ami ou d’un proche. Est-ce que vous le blâmeriez ? est-ce que vous le jugeriez ? ou est-ce que vous auriez de la compassion pour lui ? Est-ce que vous essaieriez de l’aider ? de le soutenir ?
Si la réponse est oui, alors devenez votre propre meilleur ami. Ayez pour vous la compassion que vous auriez pour autrui. Acceptez le fait que vous n’êtes pas forcément responsable de ce qui vous arrive. Au lieu de vous “auto-détruire” par des sentiments négatifs, prenez soin de vous… faites pour vous ce que vous feriez pour les autres. Résistez, tenez debout, serrez les poings pour traverser ces mauvais moments.
Un jour viendra où vous pourrez regarder en arrière et être fier ou fière de ce que vous avez accompli pour vous-même. Et le fait même d’avoir réussi à résister à ces épreuves vous donnera de la force pour affronter les épreuves à venir.
Car la vie est ainsi… Celui qui a dit que “La vie est un long fleuve tranquille” n’a jamais dû sortir de chez lui. La vie est faite de hauts et de bas. De vrais bonheurs et de terribles souffrances parfois. Mais c’est la vie… et il nous faut la vivre, du mieux que l’on peut.
Et la première étape est peut-être de se réconcilier avec soi-même et de laisser de côté toute culpabilité de n’être pas, au final, autre chose que ce que l’on est…. Je vous envoie les ondes positives de ce jeune chiot qui semble nous sourire… car nos amis à quatre pattes sont plein d’amour et ne connaissent pas la culpabilité.