La personnalité

Nous avons, toutes et tous une “personnalité”.Chacun de nous est unique.

Pourtant, à bien y réfléchir, qu’est-ce donc que notre “personnalité” ? C’est un personnage que l’on crée, sans s’en apercevoir, jour après jour, depuis notre naissance.

Nous recherchons, par instinct, l’approbation des gens qui nous entourent. Ainsi, nous allons reproduire ce qui plait aux autres. Un enfant à qui l’on répète qu’il chante bien va chanter, souvent, pour recevoir cette reconnaissance des adultes. Il va grandir en s’appuyant sur ces signes de reconnaissance, quitte à délaisser d’autres choses qu’il affectionne (par exemple s’il adore bricoler mais que ses bricolages sont de véritables horreurs et qu’on le lui dit).

Ainsi, parvenu à l’âge adulte aura-t-il créé une image de lui, politiquement correcte, mais qui, tout bien réfléchi, ne correspondra pas forcément à son véritable “moi”.

Avez-vous déjà connu de ces personnes que l’on dit “fortes” ? Elles semblent invincibles, se relèvent de tous les coups bas de la vie, avancent au milieu des tourmentes. Rien ne semble pouvoir les détruire.

Or, souvent, derrière cette personnalité se cache une grande faiblesse. Mais l’enfant qui se sait faible aura construit autour de lui ce mur de protection qui donnera le change et empêchera les autres de s’approcher suffisamment pour le faire souffrir.

A l’inverse, il existe certaines personnes dont on a l’impression qu’un rien peut les déstabiliser. Or, quand survient un gros problème, on voit tout à coup ces personnes faire preuve de résilience, activer des ressources que personne n’aurait imaginées et faire face, malgré leur faiblesse.

La difficulté, lorsqu’on s’est forgé une personnalité, c’est que parfois, souvent même, on en devient en quelque sorte prisonnier. Qu’une personne forte affronte un deuil, un divorce, un accident grave ou autre cataclysme, il se trouvera plein de gens pour lui dire qu’elle s’en sortira et qui en profiteront pour la laisser tomber (alors qu’elle aurait besoin d’aide, même si elle est trop habituée à lutter seule pour la demander).

Pour une personne ressentie comme fragile, c’est peut-être l’inverse. Il est possible qu’à ce moment-là, tout le monde veuille l’aider, la soutenir, en agissant souvent à sa place (alors qu’elle aurait les moyens, en s’appuyant sur l’aide apportée, de trouver par elle-même des solutions).

Et si, au lieu de se forger une personnalité en fonction du regard extérieur, vous changiez de cap et que vous regardiez à l’intérieur ? Et si vous vous mettiez en accord avec vos valeurs, vos croyances ? Et si vous commenciez à respecter ce qui est important pour vous, quitte à déplaire ? Et si vous commenciez à vous accepter, et surtout vous aimer, comme vous êtes ? Et si vous cessiez d’être votre principal ennemi ?

Combien de personnes ne s’aiment pas, parce qu’elles ne correspondent pas à des modèles imposés par la mode, les stars, les magazines ? Combien de gens se dévalorisent parce que leur entourage leur renvoie constamment leurs défauts (et ils en ont, forcément) mais ne relève jamais une qualité (et ils en ont aussi, forcément, beaucoup plus).

Il est difficile de concevoir cohabiter toute une vie avec une personne que l’on déteste. Imagineriez-vous épouser quelqu’un que vous détestez ? Non, bien sûr. Alors, comment pouvez-vous imaginer vivre toute votre vie avec vous-mêmes si vous avez si peu d’estime pour ce que vous êtes.

Prenez le temps de vous regarder, de réfléchir à ce qui est important pour vous, de penser à ce que vous faites de bien… et de moins bien… Et commencez, dès aujourd’hui, à vous apprécier. L’estime de soi se construit, jour après jour, par une addition de petits riens, de petits gestes, de petites réflexions positives. Ayez de l’admiration pour vos qualités et de la compassion pour vos défauts.

Ainsi, je vous le souhaite, commencerez-vous à vivre votre quotidien chaque jour un peu mieux.

Je vous envoie les ondes positives de cette petite fleur qui perce la neige.