Drôle de paradoxe que la mort…. Elle nous fait entrer dans un processus de deuil et dans des sentiments d’une ambivalence inconcevable, qu’il n’est pas simple d’accepter et de gérer.
Alors que les êtres aimés, chéris, vont vers la lumière, ceux qui restent s’enfoncent dans une sombre nuit.
On veut croire qu’ils sont heureux et on reste dans le malheur.
On pense qu’ils n’ont plus de douleur et la nôtre nous vrille le cœur.
On est fermement convaincus qu’ils sont près de nous et on pleure leur absence.
On aimerait les rejoindre et on continue à vivre.
On sait qu’ils n’auraient voulu que notre bonheur et on n’arrive plus à rire.
On pense qu’ils nous aident, de là où ils sont, et on se sent abandonnés.
On perçoit les signes qu’ils nous font et on se persuade qu’on les a inventés.
On les aime encore de tout notre cœur et on leur en veut d’être partis.
On voudrait que notre douleur s’apaise mais on craint de les trahir en allant mieux.
On aimerait tout garder d’eux et on a besoin de tout changer.
On est conscient de ce qui se passe et, dans le même temps, on le refuse.
On reçoit plein de conseils de l’entourage et on est incapable de les suivre.
On est soutenus, aidés, et on ressent une immense solitude.
On a l’impression de sombrer dans l’indifférence et on souffre le martyr.
On tente de gérer rationnellement et on est malgré tout submergés par nos émotions.
On voudrait se souvenir de tout et on oublie beaucoup de choses.
Chacun vit son deuil à sa manière. Chaque histoire est unique, précieuse et chacun, chacune fera du mieux possible. Soyez indulgents avec vous-même… Acceptez ces ambivalences, ces allers-retours dans vos émotions, dans votre comportement, dans vos pensées.
Le chagrin qui vous ronge est déjà bien suffisant sans que vous y ajoutiez la culpabilité de ne pas être ce que les autres attendent de vous, de ne pas arriver à faire tout ce que vous voudriez faire, de ne pas réussir à “aller mieux”…
Laissez-vous le droit de ressentir ce que vous ressentez, au moment où vous le ressentez. Prenez soin de vous et laissez faire le seul remède, hélas, le temps.
Je vous envoie les ondes positives de chaleur et de lumière de cette petite bougie.